Les Droits de l’Homme et la fin de la liberté d’expression ?

Les Droits de l’Homme (ou des Personnes pour être politiquement correct) englobent beaucoup d’idées : l’égalité de rémunération pour un travail égal entre les hommes et les femmes, la liberté de changer de religion ou encore le droit d’adhérer à des associations pour défendre des intérêts. En effet, ce sujet est potentiellement vaste, mais ce document concerne exclusivement la liberté d’expression, une des idées fondamentales des droits de l’homme dans la civilisation occidentale et ceci depuis plus de 2500 ans. Il existe de nombreuses références bibliques sur la liberté d’expression déjà amplement discutée par les philosophes grecs. L’avis de l’auteur est que la liberté d’expression est attaquée et a pratiquement disparu en Occident, à l’exception notable des États-Unis grâce à la garantie du Premier Amendement de la Constitution. BLM, Antifa, Extinction Rebellion, divers Social Justice Warriors et d’autres « indicateurs de la vertu » ne sont pas forcément d’accord avec cette notion de liberté, mais cela sera discuté plus tard.

Lorsque l’on dit que la liberté d’expression est en train de disparaître, cela ne signifie pas qu’il est impossible de critiquer les hommes politiques ; heureusement, cela existe toujours, mais sur toute une gamme de questions sociales, proposer un avis différent que celui de la doxa établie est désormais puni par les pertes d’emplois, l’ostracisme social et dans de nombreux cas, des poursuites pénales. La plupart des pays occidentaux sont maintenant loin du principe selon lequel tout opinion doit être autorisée (sauf la diffamation, mais cela concerne des faits erronés et non pas des opinions).


Des exceptions empêchant la liberté d’expression se sont en fait développées ces derniers temps dans divers pays occidentaux : ces exceptions concernent l’incitation à la violence, les secrets de défense, les droits d’auteur et les brevets et de manière plus controversée et donc moins largement interdits, des sujets tels que l’incitation à la haine raciale, la pornographie ou la négation de l’holocauste. La liberté d’expression absolue n’est probablement pas réaliste, mais en tant que principe, il doit être défendu. De plus, l’Article 19 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits de l’homme stipule que « toute personne a droit à la liberté d’opinion et d’expression ; ce droit inclut la liberté d’avoir des opinions sans ingérence et de rechercher, recevoir et répandre des informations et des idées par le biais de tous les médias, indépendamment des frontières. » Pour diverses raisons qui sortent du cadre du sujet, souvent ce que dit l’ONU peut être critiqué et de nombreux États membres ignorent cet article, mais peu de personnes croyant vraiment à la civilisation occidentale seraient en désaccord avec celui-ci. Le problème désormais est que de nombreux politiciens et médias occidentaux ne croient plus en cette idée; le résultat une énorme différence entre la situation d’aujourd’hui par rapport à celle qui existait il y a seulement 10 ou 15 ans.

L’origine de cette situation tout à fait déplorable est essentiellement due à une philosophie de la haine de soi/culpabilité qui n’est pas nouvelle et dans de nombreux cas, liée aux maladies mentales. Pour des raisons psychologiques ou psychanalytiques, certaines personnes se détestent et détestent également leur famille, leur travail et par extension, leur vie et la société qui les entoure. Cette haine de soi se traduit par l’idée que l’Occident est responsable de tous les problèmes du monde ; donc sur le climat où les causes (excessivement discutables) de cette « catastrophe » annoncée sont supposées être le CO2 d’origine humaine, on oublie le fait que la plupart du CO2 émane de la Chine et de l’Inde et non pas de l’Occident. Sur le Covid-19, le fait de souligner que l’origine du virus est chinoise est considéré comme raciste pour certains ; on prétend que les voyageurs occidentaux sont les responsables de sa propagation et bien entendu, pas les Chinois.

Ces exemples portent sur des événements récents, mais historiquement, de nombreux « intellectuels » européens préféraient le communisme de Staline et des millions de morts au capitalisme libéral occidental et cela même après que Staline lui-même avait été dénoncé par les dirigeants soviétiques dans les années 1950. D’autres favorisaient le fascisme avant la Seconde Guerre mondiale, car Mussolini avait fait circuler les trains à l’heure et que Hitler avait fait construire des autoroutes et résolu le problème du chômage, (ce qui n’est pas difficile en utilisant le travail forcé.) Dans les années 1970, beaucoup de « penseurs occidentaux » préféraient la politique du ‘Grand Bond en Avant’ de Mao en Chine (provoquant entre 35 et 100 millions de morts selon les sources) plutôt que le supposé impérialisme américain en Corée et au Vietnam.

Cette philosophie de la haine de soi/culpabilité est particulièrement répandue dans le monde éducatif où les professeurs culturellement marxistes diffusent leurs idées vénéneuses auprès de jeunes gens faciles à influencer. Le marxisme politique et économique n’ont pas réussi à créer des révolutions en Occident de sorte que désormais, la révolution devrait être culturelle et que les normes sociétales occidentales doivent être remplacées ; il s’agit de détruire les structures familiales (fluidité des sexes), de réécrire l’histoire (déboulonner des statues) ou de « combattre » les inégalités et hiérarchies perçues liées à l’âge, au sexe, à la classe sociale, à la richesse, à la couleur de la peau, à l’orientation sexuelle ou à tout autre handicap théorique. Ceci est soutenu par une culture de « l’exclusion » de ceux en désaccord avec ces idées et les personnes concernées se voient publiquement et socialement ostracisées et écartées de groupes tels que les lieux de travail.

L’ironie est que c’est précisément l’Occident qui a abordé et a traité la plupart de ces discriminations qui n’existent plus ou de manière insignifiante. À l’instar de l’abolition de l’esclavage, c’est l’Occident, avec les droits de l’homme et la liberté d’expression, qui a pu débattre de ce qui n’allait pas et comment il fallait y remédier. C’est dans d’autres civilisations que les vrais problèmes existent tels que l’inégalité juridique pour les non-musulmans dans les sociétés islamiques ou la persécution de ceux qui ont des opinions divergentes des autorités communistes en Chine. Malgré ces faits évidents sur le manque de liberté d’expression ailleurs, certaines féministes surexcitées et d’autres en Occident soutenant les droits des minorités sexuelles LBGT font preuve de « deux poids deux mesures » grotesques, gardant un silence assourdissant sur les régimes islamiques traitant les femmes comme des citoyens de dixième classe et condamnant les homosexuels à mort. Les marxistes culturels blâment tous les problèmes du monde sur les hommes occidentaux blancs, hétérosexuels, d’âge moyen ou plus âgés. On a vu cet esprit dans le « SDT » hystérique ou « syndrome de dérangement de Trump » dans la plupart des médias occidentaux.

La liberté d’expression actuellement très réduite s’est développée à partir d’un politiquement correct étouffant avant d’être plus récemment transcrite dans des lois. Le politiquement correct lui-même n’est pas nouveau ; ce qu’on disait aux monarques et aux empereurs était ce qu’ils voulaient entendre et non ce en quoi croyaient réellement ceux qui parlaient. Les personnes expulsées des villes chinoises pour travailler dans les champs et vivre dans des villages reculés sous la politique de Mao devaient communiquer au peuple à quel point elles étaient heureuses. Dans l’Allemagne hitlérienne, les généraux militaires proclamaient comment il était essentiel d’utiliser de la logistique très limitée pour transporter des millions de Juifs vers des camps de la mort plutôt que pour des mouvements de troupes ou pour aider les soldats blessés à se faire soigner.

Le politiquement correct occidental récent a commencé avec le multiculturalisme des années 1980 et l’idée que, parce que différentes cultures vivaient ensemble dans un pays comme les États-Unis, il n’y avait pas de culture commune ou dominante. Dans le but d’éviter la discrimination et de promouvoir l’inclusion des minorités (objectifs qui pourraient être bien accueillis), il a été suggéré que les gens devraient avoir des « prénoms » et non des « noms chrétiens » et que l’expression « Joyeux Noël » pourrait être remplacée par « Joyeuses fêtes ». Ces premiers exemples sont relativement peu importants et peuvent (ou non) être considérés comme une amélioration par rapport au langage précédent.

Cependant, au cours des vingt dernières années, ces exemples simples se sont répandus dans tous les aspects de la vie quotidienne, ainsi déformant le langage ordinaire qui devient artificiel et laid comme on le voit dans les débats interminables sur la grammaire inclusive à la parole et à l’écriture. Étant donné que le genre n’est apparemment plus binaire, cela devient encore plus compliqué et tout ce qui est dit ou écrit devient potentiellement ouvert à des allégations de discrimination de quelque nature que ce soit. Au Canada, des tentatives ont été faites pour rendre illégal l’utilisation incorrecte des pronoms de genre, en se référant à des transgenres se considérant comme étant d’un sexe différent de ce que leur nom et leur apparence suggèrent. Au nom de l’égalité des transsexuels au Royaume-Uni, les hommes ont été placés dans des prisons ou des hôpitaux pour femmes s’ils se considèrent comme des femmes et il s’avère que l’un des hommes en question soit responsable d’un viol sur une des prisonnières. Dans l’athlétisme et la natation, divers hommes prétendant être des femmes participent à des competitions uniquement féminines et gagnent toujours ; les athlètes féminines concernées ont tellement peur des lois sur la « transphobie » qu’elles ne se plaignent que dans des conditions strictes d’anonymat. Les conséquences psychologiques de la peur de s’exprimer restent à analyser, mais dans toute société où c’est le cas, le consensus social s’effondre. Le rôle de la soumission des femmes dans les sociétés islamiques est un exemple extrême mais pertinent.

Puisque la Bible décrit le l‘homosexualité comme une « abomination », une description que beaucoup aujourd’hui pourraient trouver excessive, la citation de textes bibliques doit-t-elle désormais être considérée comme l’homophobie et donc illégale ? Israel Folau, joueur de rugby australien et chrétien fondamentaliste a été interdit de jouer en Australie puisqu’il considère que « l’enfer attend » tous les homosexuels (avec les adultères, les fornicateurs, les voleurs, les athées, les ivrognes et les menteurs). La question n’est pas de savoir si l’on est d’accord avec ces points de vue, mais s’il faut les laisser s’exprimer. Fait intéressant et malgré les protestations, M. Folau est désormais autorisé à jouer en Angleterre où des affiches BLM existent partout et où presque tous les joueurs « plient le genou » avant un début de match, tout comme d’autres « stars » du cricket, du football et de La Formule 1. Cependant, en Angleterre, une personne a récemment perdu son emploi pour cause de « racisme » alors qu’elle proclamait que, bien entendu, « White Lives Matter » également. « No comment » comme disent les anglais pour rester poli…!

Si l’on considère que les enfants sont mieux élevés avec une mère et un père de sexes biologiquement différents et non du même sexe ni prétendant être un autre sexe, est-ce illégal de le dire car considéré comme homophobe ou transphobe ? Toutes ces questions concernant les phobies sont devenues des crimes de la pensée. Puisque les phobies sont des angoisses irrationnelles, s’agit-il dès lors d’une tentative de faire des lois inapplicables contre ces maladies mentales ? Est-il suggéré que ceux qui ont des opinions négatives sur les groupes concernés sont des malades mentaux, tout comme en Union soviétique lorsque ceux qui critiquaient le régime ont été envoyés dans des hôpitaux psychiatriques ? Pour ceux qui pensent que ceci est une exagération, il ne faut pas oublier que Marine Le Pen a été condamnée par les tribunaux à subir une analyse psychiatrique lors de la republication des atrocités d’Isis. Les lois sur les phobies sont très récentes et la plus ancienne, l’islamophobie, n’a été créée qu’il y a seulement 20 ans pour étouffer le débat sur l’islam ; (l’idée venait des Ayatollahs en Iran et les Frères Musulmans, une organisation terroriste illégale dans de nombreux pays, y compris en Égypte.) Le fait qu’il n’y ait pas de lois sur d’autres religions rend le concept d’islamophobie encore moins acceptable.

Divers gouvernements européens autorisent les djihadistes partis pour la Syrie à rentrer chez eux, mais refuse l’entrée sur le territoire de ceux qui ont des opinions controversées sur l’islam. Le politiquement correct américain signifiait que toute référence au « terrorisme islamiste » avait été supprimée du vocabulaire des enquêtes du FBI sous l’ancien président Obama, de sorte qu’une telle attaque contre une base militaire était ridiculement décrite comme « la violence au travail. » En Suède, un homme de 73 ans risque 2 ans de prison pour avoir décrit l’islam comme une « idéologie fasciste » après avoir cité de nombreuses références dans le Coran au sujet du meurtre d’infidèles. On observe également l’autocensure lorsque la plupart des médias américains refuse de publier des caricatures publiées par le média danois ou du journal Charlie Hebdo en France, car lesdites caricatures avaient conduit à de violentes manifestations et à des meurtres de la part des musulmans offensés. La republication de ces caricatures en France a récemment mené à la décapitation d’un professeur enseignant à l’école publique le droit au blasphème au nom de la liberté d’expression et la mort dans des circonstances également atroces de 3 fidèles à la Basilique Notre Dame à Nice.


L’Occident devient dystopique en matière de liberté d’expression car même citer des faits réels ne représente plus une défense juridique, absolument contraire à la règle de base sur la diffamation. À Munich, quelqu’un a récemment été reconnu coupable de « discours haineux » en publiant sur FB une vraie photo de nazis rencontrant un chef religieux musulman en 1943 qui a aidé à créer la division SS bosniaque composée de musulmans qui ont ensuite massacré des Juifs et des chrétiens serbes. Le retweet par l’ex-Président Trump de vraies vidéos d’islamistes tuant des opposants et détruisant des statues de la Vierge Marie a conduit à une « condamnation universelle » car les auteurs originaux des dites vidéos sont des membres du groupe politique d’extrême droite ‘Britain First.’ « Ne tirez pas sur le messager » est la réponse évidente ! Diffuser de vrais messages ne peut pas être aussi important que le contenu. Si la logique d’empêcher la publication des atrocités commises par les islamistes est d’empêcher la propagation de la haine, alors il est trop tard puisque les publications sont déjà en ligne et que ceux qui sont tentés par ce type d’activité savent très bien où chercher. Si l’objectif est d’empêcher la vengeance des crimes haineux contre, par exemple les musulmans, ce qui, bien entendu, serait inacceptable, alors il devrait être illégal de publier des documentaires sur les camps de concentration nazis ou les goulags de Staline, car cela pourrait conduire à des crimes haineux contre les Allemands ou les Russes.

En 1977 aux États-Unis, la liberté d’expression constitutionnelle était la justification pour permettre aux néo-nazis (avec des bannières odieuses proclamant « Hitler avait raison » et « Hitler aurait dû terminer le travail ») de manifester à Skokie, une banlieue de Chicago avec une grande population juive, y compris survivants des camps de concentration nazis. En 2017, des « antifascistes » (applaudis par la plupart des médias américains) ont empêché les néo-nazis de manifester à Charlottesville, Virginie, (sur la suppression des statues de chefs de la guerre confédérée) malgré l’approbation du tribunal pour la manifestation, précisément selon le même principe de liberté d’expression. Donc nous avons la situation où les antifascistes agissent comme des fascistes censurant les opinions. Cela a été vu récemment avec des statues déboulonnées et de l’autodafé de livres y compris de la Bible, exactement comme dans l’Allemagne nazie. Il se peut que certaines de ces statues se rapportent à une autre époque et qu’elles aient peu de place dans la société moderne, mais le fait est qu’elles reflétaient une époque différente. S’il y a effectivement un accord sur leur suppression, alors la statue en question devrait être placée dans un musée avec un contexte éducatif. Tout au moins, il devrait y avoir un débat et un large consensus à ce sujet car il est maintenant question que Lincoln ou Washington et bien d’autres soient remplacés aux États-Unis ou Rhodes au Royaume-Uni ou Colbert, Voltaire et Jules Ferry en France.

Dans une grande partie de l’Occident, il y a maintenant une intolérance forte des différents points de vue empêchant l’expression d’opinions (peut-être) minoritaires aujourd’hui, mais qui étaient en fait des opinions majoritaires jusqu’à récemment. Souvent, au sein d’organisations publiques et privées, il existe de la formation obligatoire à la diversité avec l’utilisation forcée d’un langage inclusif accompagné d’une analyse psychothérapeutique du comportement antisocial, une copie conforme des pratiques dans l’Union soviétique. Ceux qui suggèrent que l’homosexualité n’est pas naturelle ou que les cultures n’ont pas toutes la même valeur sont décrits comme des ‘nazis’ et n’ont souvent plus le droit d’exprimer leur point de vue. Certaines universités occidentales créent des « espaces sûrs » où les responsables vérifient ce qui est dit afin que les étudiants se sentent « à l’aise sur le plan émotionnel » et ne subissent pas à des « micro-agressions » si jamais ils se trouvent confrontés à des points de vue avec lesquels ils pourraient être en désaccord. À l’intérieur de ces espaces, les « snowflake millennials » et d’autres ainsi que leurs professeurs effrayés de dire quoi que ce soit qui puisse être interprété comme potentiellement raciste, peuvent se rencontrer et s’entendre sur tout. Des sondages d’opinion récents montrent qu’une minorité non-négligeable estiment désormais que la violence physique devrait être utilisée contre des opinions dites « offensantes » et beacoup estiment que ces opinions ne devraient pas être exprimées par principe. 22% de tous les Américains considèrent qu’il est automatiquement raciste pour tout homme politique blanc de critiquer les opinions politiques de tout « homme politique de couleur. » Un homme politique noir français a récemment suggéré qu’aucune personne blanche ne peut avoir raison dans ses opinions sur le racisme par rapport à toute personne noire ou arabe. Il s’agit bien là d’un vrai courant raciste puisque les Blancs ne doivent pas être traités de la même manière que les Noirs (ou vice versa).

Chaque question devient une question d’identité, jugée en fonction de la couleur, de l’ethnie, de l’orientation sexuelle ou de la religion, et non pas en fonction des mérites de la discussion. La liberté d’expression est remplacée par la liberté de ne pas entendre des avis que certaines personnes trouvent offensantes, mais par définition, la liberté d’expression signifie précisément que certaines personnes seront offensées. Même le mot ‘offensant’ est considéré comme un seuil trop élevé de sorte que certaines lois le rendent un propos illégal lorsque les victimes souffrent de « sentiments blessés. » De plus, la culpabilité n’est même pas basée sur une norme objective de savoir si des ‘personnes raisonnables’ pourraient avoir leurs sentiments blessés, mais si les victimes elles-mêmes considèrent que c’est le cas. Certaines lois britanniques récentes sont rédigées de cette manière et contraires au principe fondamental des droits de l’homme (et de l’État de droit) selon lequel les lois doivent être objectives et neutres et non pas subjectives. Bien qu’il y ait eu une décision de ne pas poursuivre dans ce sens, la police métropolitaine de Londres s’est sentie obligée d’enquêter sur le Premier ministre britannique Johnson pour incitation à la haine lorsqu’il comparait des femmes qui portent des burqas à des « boîtes aux lettres » et ceci malgré le fait qu’il critiquait haut et fort divers pays européens qui interdisent le port de ce type de vêtements en public. L’université d’Oxford interdit désormais l’Union chrétienne dans les clubs et la semaine d’activités pour les nouveaux étudiants au cas où ceux d’autres
religions se sentiraient « exclus » ou « offensés. »

Les réseaux sociaux peuvent être l’alternative à la plupart des médias grand public qui expriment essentiellement les mêmes points de vue orthodoxes et politiquement correctes. Cependant, ces plateformes régulièrement censurent l’accès ou avertissent leurs lecteurs sur des opinions controversées de certains individus, y compris l’ex-Président des États-Unis! Cette situation est parfaitement grotesque. Si la personne exprimant son opinion n’enfreint pas la loi, il est inadmissible que ces avis soient censurés de la part des employés des plateformes. Heureusement, de nouveaux réseaux sociaux non censurés sont en cours de création ; par conséquent le choix (limité) des médias subsiste encore. Une autre attaque contre la liberté d’expression concerne les soi-disant fausses nouvelles ou désinformation qui doivent désormais être contrôlées par des représentants du gouvernement en Suède, en France, au Royaume-Uni et ailleurs. La loi allemande oblige les plateformes de médias sociaux à censurer leurs utilisateurs et de supprimer ou de bloquer toute « infraction pénale » en ligne dans les 24 heures suivant une plainte d’un utilisateur, que le contenu soit exact ou non. (S’ils n’agissent pas, ils peuvent être condamnés à une amende de 50 millions d’euros par le gouvernement allemand). Le service de communication du gouvernement britannique a un rôle de « réponse rapide aux fausses nouvelles, » comme si le contrôle d’Internet était une branche du gouvernement. Cela se produit-il en Iran, en Chine en Russie ou les pays occidentaux ? Les rumeurs et la désinformation n’ont jamais existé auparavant ? Les pays occidentaux deviennent comme des dictatures totalitaires qui n’acceptent pas le débat et justifient leur censure par des références à la sécurité publique ou à l’harmonie sociale. Ceci est vu régulièrement au sujets du Covid ou du climate où ceux qui contestent la doxa sont traités comme des fous. Les expressions traditionnelles telles que « je pourrais désapprouver ce que vous dites, mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit de le dire » ou « des bâtons et des pierres peuvent me briser les os, mais les mots ne peuvent jamais me blesser » sont-elles désormais inappropriées, inexactes ou fausses ?

L’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme en 2018 résume la situation concernant la liberté d’expression aujourd’hui. Selon la Cour, une autrichienne a agi illégalement en publiant un avis qui « dépasse les limites permises de la libre discussion ». Son « crime » a été de suggérer (dans le cadre d’un séminaire sur l’histoire des religions) qu’une relation sexuelle entre le prophète Mahomet, alors âgé de 56 ans, avec l’une de ses épouses Aïcha alors âgée de 9 ans, serait aujourd’hui considérée comme de la pédophilie. Pour le moment, le marxisme culturel semble gagner ; on peut alors se demander s’il n’est déjà pas trop tard pour la contre-attaque nécessaire à la défense des notions occidentales de liberté d’expression ? Il est temps qu’un homme d’état (et non un homme politique) prenne ce problème à bras le cours afin de défendre cette culture de liberté inconnue ailleurs. Que cette personne providentielle soit française, américaine ou de la planète mars n’a pas d’importance! L’époque de l’attitude ambivalente face à cette érosion de liberté est bien révolue.

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